vendredi 17 novembre 2017

Les vies multiples d'Henry Quantum

Pepper Harding
Éditions Michel Lafon
263 pages

«Rien ne peut emprisonner un esprit  

Le 23 décembre, Henry Quantum s'aperçoit qu'il a oublié d'acheter un cadeau pour sa femme Margaret. Simple oubli ou signe de désamour ? Comment le savoir quand on s'appelle Henry Quantum et que mille pensées vous traversent l'esprit à tout moment ?

De l'existentialisme au vide cosmique en passant par le bouddhisme, les diversions se multiplient alors qu'il chemine dans les rues de San Francisco à la recherche du cadeau parfait. 

Pendant sa marche, il rencontre Daisy avec qui il a eu une liaison et ce simple échange inverse le cours de sa pensée. 

Et s'il s'était trompé d'histoire d'amour ?»


Mon avis


8/10

Je me suis fait happée par la tendresse et la candeur de cette jolie histoire. Un petit baume sur le coeur, qui se lit très bien à l'approche de Noël.

Au début, le personnage d'Henry nous étourdit. Son principal objectif en ce 23 décembre: acheter un parfum pour sa femme. Pourtant, tout semble l'en éloigner. Par la façon dont Henry se laisse emporter par tous les petits contretemps qui se présentent, on comprend rapidement que sa relation avec Margaret n'est pas celle souhaitée avec son épouse.

J'ai trouvé Henry absolument charmant. À la place de franchir les quelques étapes qui le mènerait dans les rayons du magasin pour acheter son parfum, il se retrouve sur un banc avec un type qui ressemble au père Noël en grande discussion philosophique.

Après avoir suivi les méandres d'Henry et de son parfum toujours pas acheté, on va du côté du personnage de Margaret. J'ai aussi beaucoup aimé la suivre, avec l'impression de découvrir l'envers du décor.

Chacun à sa façon, Henry et Margaret réalisent qu'ils seraient mieux l'un sans l'autre. J'ai beaucoup aimé la structure, d'un personnage à l'autre. C'est difficile de mettre des mots sur mon impression de ce livre. Sans trop savoir pourquoi, il m'a juste rendu.. heureuse! Comme quand on regarde un film de Noël ou un film de filles.

Bref, quelques pages de bonheur que je vous suggère!

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon Canada pour cet envoi!


dimanche 12 novembre 2017

Le cri des oies

Joanne Gauthier
Éditions Québec Amérique
164 pages

«Marcel meurt subitement à 43 ans, devant son fils et sa femme. Dans leur maison de banlieue, tout vole en éclats. Pour survivre au drame, Émile lit à voix haute les lettres d'amour de ses parents avant de s'endormir. Joanne mélange la benzodiazépine et le vin blanc, les cris et les larmes. Mais le rire de son fils sera cette ficelle qui la gardera en vie et lui donnera l'élan de la remontée. Ensemble, forts de leurs coeurs écorchés et condamnés à aimer à perpétuité, ils se lanceront à nouveau dans la vie, la tête bien haute, comme les oies fortes dans le plein ciel. »

Mon avis


9/10

Émouvant cri du coeur qu'est celui des oies. Dans ce court récit, l'auteure nous raconte son histoire. Celle de son fils et de leur grande perte. 

J'y ai tellement cru. Avec grand habileté, l'auteure a su trouver les mots pour nous transmettre toute la peine et le désarroi face à la mort de son mari. Même dans le cas où je n'aurais pas préalablement lu la quatrième de couverture qui mentionnait que le récit était inspiré de l'histoire de l'auteure elle-même, j'aurais su que l'histoire racontée était puisée dans un véritable passé, un véritable deuil. Tout est si puissant, si vrai. 

J'ai fait ma lecture d'une traite, sans m'arrêter, trop prise dans le tourbillon de cette mort à laquelle personne n'était préparé. J'ai aimé toute la sensibilité dans l'écriture. La plume est franche et pleine de belles images, tout en restant dans un style simple. 

L'histoire est écrite par une mère pour son fils. J'ai trouvé ça beau. J'ai été touchée par les émotions d'une maman désemparée, qui n'en peut plus, mais qui doit trouver la force de rester debout pour supporter son enfant. 

L'impression finale de cette lecture en est une d'espoir. Celui que même si on n'oublie pas, la vie continue de fleurir. 

Je remercie grandement les éditions Québec Amérique pour cette lecture!


L'empire de sable

Kayla Olson
Éditions Robert Laffont
Collection R
478 pages

«Il suffit d'un grain de sable pour faire s'écrouler un empire. Une page s'est tournée dans l'histoire de l'humanité depuis que les dérèglements climatiques ont rendu la plus grande partie du globe inhabitable. Puis a eu lieu la révolution orchestrée par les Loups, un puissant groupe armé. Ce jour-là, ils ont pris le pouvoir. Ce jour-là, ils ont tout pris à Eden, qui n'a rien vu venir. La voilà désormais détenue dans un camp de travail sous haute sécurité. Son seul espoir ? Gagner l'île de Sanctuary dont lui a parlé son père, le dernier territoire encore neutre. Mais quand Eden parvient finalement à y accoster avec d'autres évadés, l'île se révèle encore plus dangereuse que leur précédente prison...»

Mon avis


8,5/10

C'est avec un grand ravissement que je me lance dans l'aventure du Club des Lecteurs R Canada de la Collection R Canada. Les autres heureux élus et moi-même recevront tout au long de l'année des titres de la collection à lire pour finalement déterminer LA nouveauté qui aura su nous charmées. Le premier titre à lire était L'empire de sable, de Kayla Olson. #LecteursRCanada

En le recevant, j'ai d'abord été intriguée par la couverture. Je trouve qu'elle ne ressemble pas à ce que fait la Collection R habituellement, c'est plus sobre et moins punché. Mais ce vert, j'adore! 

La dystopie écologique annoncée sur la couverture piquait aussi ma curiosité. Pour ceux qui seraient en mode «j'ai fait une indigestion des dystopies à la Hunger Games, on a fait le tour», sachez que L'empire de sable ne ressemble en rien aux derniers succès dans le genre. Certains procédés sont plus classiques, mais on va complètement ailleurs avec cette histoire. Rafraichissant! 

L'intensité du premier chapitre m'a tout de suite conquise. Eden et quelques inconnues risquent le tout pour le tout en tentant de s'enfuir de la servitude dans laquelle on les tient depuis quelques années. L'auteure part en grand et j'ai adoré. Par la suite, on reprend le tout plus tranquillement et on explique ce qui s'est passé pour que la société change à ce point. 

En gros, un groupe appelé La Meute s'est formée en cachette jusqu'à prendre d'assaut le reste de la société, dénonçant les inégalités entre les riches et les pauvres. Avec les changements climatiques, de nombreux territoires ont été submergés et un groupe de chercheurs, dont faisait partie le père d'Eden, travaillait sur un projet d'habitations sous-marines. De son père, Eden n'a plus qu'un cahier rempli de notes et l'espoir qu'un lieu de paix, une île, existe. Sur un bateau avec quelques autres filles, elle essaie alors de rejoindre Sanctuary. 

L'histoire est difficile à expliquer, car un développement surprenant n'attend pas l'autre. Les filles se retrouvent sur une île avec des temples abandonnés et des pièges à chaque détour. Un suspense à la Indiana Jones ponctue la lecture et j'ai beaucoup aimé. Si vous êtes une véritable poule mouillée comme moi, vous aurez assurément quelques frissons!

Eden et ses compagnes sont des personnages bien ficelés. La dynamique du petit groupe est bien orchestrée par l'auteure et on distingue bien les personnalités des filles les unes des autres, même si on ne va pas en profondeur dans la connaissance des personnages. À part pour Eden, on en connait peu sur leur passé et sur leurs véritables motivations.

Si j'ai adoré la mise en place, le début de l'histoire et les premiers développements, ma note pour ce livre n'est pas parfaite, car je me suis perdue un peu avec la fin. Néanmoins, il s'agit d'une très bonne lecture, différente de tout ce que j'ai pu lire de la Collection R! 

Un grand merci à la Collection R Canada pour l'envoi du roman!


dimanche 15 octobre 2017

La tueuse de dragons

Héloïse Côté
Éditions Alire
473 pages

« Il y a trois sortes de dragons. Tous crachent du venin, mais les effets varient. Le venin des colossi tue immédiatement, celui des minusi paralyse. Quant à celui des sourni, il brûle comme de l’acide… »
Celle qui parle s’appelle Deirdra. Enfant, elle a échappé de peu aux terribles créatures ; orpheline, elle a été recueillie par un maître-dragon et, dès qu’elle l’a pu, c’est ce qu’elle est devenue : une tueuse de dragons. Mal embouchée, têtue, le visage balafré, Deirdra ne possède que son épée pour terrasser l’ennemi et ses dagues pour demeurer en vie. Et quand elle en a, elle troque tout son or contre de la dragonne, cette drogue grâce à laquelle les tueurs de dragon voient leur courage décuplé, oublient leurs douleurs et supportent leur marginalité au sein de ce royaume pourri qu’est l’Austrion.
Or, c’est connu qu’on meurt jeune quand on pourchasse les monstres, et la vie peut être encore plus courte quand la soldatesque nous suspecte – à tort ! – d’avoir assassiné des devineresses, ces folles qui ont prédit à Deirdra que le bonheur serait à sa portée lorsque la quête d’Ubad, le premier tueur de dragons, serait achevée.
« Voilà une prédiction pour le moins ridicule ! » pense la tueuse, qui ne voit guère comment sortir vivante du pétrin dans lequel elle est embourbée… et ne peut croire à la venue d’un jour où il ne resterait plus de dragons à tuer ! 

Mon avis


9/10

C'est le sourire aux lèvres que je me suis plongée dans La tueuse de dragons, simplement parce que cela me rend toujours heureuse de découvrir des plumes québécoises de talent dans le genre de la fantasy. Acheté dans un salon du livre lorsque j'ai rencontré l'auteure, ce roman était sa recommandation pour la découvrir sans se lancer dans une série. Je peux dire que je ne suis pas déçue! Le test est passé haut la main, je me lancerai avec plaisir dans l'une de ses séries.

Un développement fort intéressant d'un univers de dragons et une héroïne exceptionnelle font de La tueuse de dragon un succès pour moi. Deirdra est d'abord un personnage dans une classe à part. Plusieurs auteurs de fantasy font fi des stéréotypes de genre et nous font cadeau d'héroïnes féminines brillantes et badass. Héloïse Côté arrive à aller tellement plus loin en créant un personnage très androgyne. Elle est une femme, mais on l'oublie constamment pendant le récit, et c'est génial. Elle a un passé trouble et a appris la vie à la dure. Certains passages sont même un peu difficiles à lire, mais ils nous aident à mieux la comprendre. 

J'ai aussi adoré tout ce qui touchait à la mythologie autour des dragons. Ce sont des êtres mystérieux et la découverte de nouvelles connaissances sur eux est un thème clé dans l'histoire qui m'a gardée captivée. 

Si j'avais à émettre un commentaire plus négatif, je dirais que c'est un peu long avant d'entrer dans l'histoire. Le début contient quelques longueurs, mais la cadence s'accélère par la suite.

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment de lecture à chasser les dragons et je continuerai à coup sûr ma découverte de cette auteure. 

Albertine ou la férocité des orchidées

Julie Boulanger et Amélie Paquet
Éditions Québec Amérique
238 pages

«Trentenaire délurée et inaccomplie, Albertine Bouquet travaille comme écrivaine fantôme pour une polémiste réputée. Outre une affection incontrôlable pour les chats, Rambo et Hochelaga-Maisonneuve, elle porte un amour trouble à deux hommes aux antipodes l’un de l’autre, jusqu’à ce qu’elle rencontre Charlotte, qui pourrait brouiller les cartes.

De nouveaux projets viennent alors modifier sa trajectoire jusque-là chancelante. Plongée dans une exploration conjointe du monde de la finance et du désir féminin, Albertine tâtera d’expériences sensuelles et intellectuelles de plus en plus indissociables.

Résolument féminin et hautement provocateur, Albertine ou La férocité des orchidées joue avec les codes de la littérature populaire et amuse avec esprit.»

 L'avis de Catherine


Albertine est une écrivaine pas comme les autres. Elle tient un blogue portant sur la littérature érotique, dans lequel elle parle d’aventures qu’elle a vécues. La jeune femme ne tient pas du tout à tisser une relation avec quelqu’un, elle préfère plutôt être totalement indépendante. Sa vie changera lorsqu’elle rencontrera Charlotte, une animatrice de télévision bien connue. Pour la première fois de sa vie, Albertine est déstabilisée et découvrira le désir féminin, chose qu’elle n’a jamais vécu auparavant. Elle fera de nouvelles expériences et se redécouvrira à travers cela.

Tout au long de ce roman, on assiste à la transformation d’Albertine. Celle-ci mène la même vie depuis des années. Elle vit la liberté et l’indépendance, en n’ayant pas d’attaches avec les hommes, en travaillant pour Rose Leduc, une femme d’opinions très connue et en écrivant sur son blogue. Au cours de l’histoire, elle fait face à plusieurs nouveaux projets et de nouveaux défis. On lui offre de rédiger la biographie d’une grande femme d’affaires, elle se fait offrir de participer à la réalisation d’une série de documentaires et elle est en quête d’une relation plus sérieuse. Sa vie prend un tournant plus concret et on découvre comment elle réagit face à tous ces changements.

J’ai bien aimé ce roman, je me suis attachée au personnage principal au fil des pages. J’avais hâte de terminer ma lecture pour savoir quel serait le dénouement de la vie amoureuse d’Albertine. Depuis le départ, Albertine est instable dans ses relations. À travers tous les changements qu’elle vit, on veut savoir si elle réussira à développer une relation stable pour une fois. Généralement, ce n’est pas le style d’histoires que je lis. Toutefois, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et j’ai été agréablement surprise. Derrière les passages érotiques contenant souvent bien des détails, il y a une histoire d’amour et de découverte de soi. Si vous cherchez une lecture divertissante et parfois comique, je vous le recommande!

Nous remercions grandement les Éditions Québec Amérique pour ce partenariat!



samedi 23 septembre 2017

Le potager

Marilyne Fortin
Éditions Québec Amérique
340 pages

«Et s’il fallait porter un masque et des gants en permanence ? Faire ses provisions grâce à des coupons de rationnement ? Se débarrasser des chats faute de nourriture ? Se déplacer à vélo puisqu’il n’y a plus d’essence ? Et si l’apocalypse arrivait tout doucement, insidieusement ?
Depuis qu’un virus mortel s’est propagé partout dans le monde, Caroline voit chaque semaine son univers changer. Entre deux crises d’anxiété, elle doit néanmoins s’occuper de son mieux de ses deux jeunes garçons. Tout ce qui était auparavant si simple est devenu difficile. Même se nourrir. Les habitants de son quartier décident alors de s’unir pour cultiver un potager… mais les choses les plus banales prennent désormais des allures dramatiques.
Jusqu’où ses voisins iront-ils pour protéger leurs récoltes maintenant que chaque personne représente un concurrent dans cette course à la survie ? Et jusqu’où Caroline elle-même ira-t-elle ?»

Mon avis

8,5/10

Lorsque j'ai vu que Marilyne Fortin sortait un second roman: il me le fallait. Dans un style totalement différent que celui de son premier-né, La Fabrica, l'auteure nous propose une histoire d'épidémie et de survie effroyablement réaliste.

Une épidémie se déclare sur le continent africain et s'étend rapidement au monde entier. En banlieue de Montréal, Caroline essaie de faire le nécessaire pour protéger sa petite famille. La nourriture est rationnée, puis vient à manquer. Les contacts humains sont proscrits: n'importe qui pourrait vous transmettre la maladie. Si l'eau et l'électricité fonctionnent encore, ce n'est qu'une question de temps avant que cela cesse...

Depuis que j'ai lu le magnifique Station Eleven, je craque pour les histoires d'épidémie. Celle-ci est tellement réaliste, j'en avais peur. Une situation comme celle-là pourrait arriver si des maladies comme l'Ebola n'arrivaient pas à être contenues. J'ai beaucoup réfléchi: comment réagirai-je si cela se produisait? Est-ce que je réussirais à être assez brillante et chanceuse pour m'en sortir?

La première partie du roman expose la lente paralysie de la société, la peur et l'angoisse qui s'installent, l'instinct de survie qui reprend tranquillement ses droits... On se met énormément à la place de Caroline. Quoi faire, à quel point tenter d'être prévoyant, à quel point laisser la peur prendre le dessus. La seconde partie est explosive. Mais vous devrez le lire pour découvrir.

Un petit détail qui m'a fait encore plus apprécier ma lecture est les débuts de chapitre. Caroline est enseignante d'histoire et chaque chapitre débute avec une illustration et un texte explicatif sur une coutume ou une pratique dans l'histoire qui est liée avec la situation actuelle. Un petit ajout qui rend le livre unique. 

Pour conclure, j'ai passé un excellent moment à angoisser dans ce charmant potager. À lire!

Je remercie grandement les Éditions Québec Amérique pour cette lecture! 


mardi 19 septembre 2017

Les rois mongols

Nicole Bélanger
Éditions Québec Amérique
185 pages

«Octobre 1970. Manon, adolescente sensible et délurée, apprend qu’elle et son petit frère qu’elle aime plus que sa propre vie seront placés en familles d’accueil. Jamais Mimi et elle ne seront séparés. Jamais. Elle l’a promis « juré craché ». Devant la menace imminente, Manon choisit le chemin de la rébellion et de la fuite. Inspirée par les événements politiques qui secouent le pays, elle élabore un complot dans le but de kidnapper une vieille femme qui leur servira d’otage et de grand-mère. Avec l’aide de ses deux cousins, elle met vite son plan à exécution.
 
 « Ils vont me l’aplatir, me l’uniformiser, me le rouleaucompresser, éteindre ses désirs, tuer sa rage. Je ne les laisserai pas faire. Moi pis Mimi, on va s’en aller loin. On va rester rebelles, insoumis, mal élevés et fiers de l’être. Plus personne va réussir à nous décourager en nous faisant croire qu’on est des sans-dessein. On va devenir capables de tout. »


Mon avis



8,5/10

Il y a décidément une thématique dans les nouvelles parutions chez Québec Amérique (voir ma dernière chronique sur Un temps nouveau), puisque j'ai eu la chance de lire un autre roman nous plongeant dans les années 70 au Québec. L'angle est cependant très différent et ce fut une autre excellente lecture.

Manon et Mimi, une soeur et un frère, ne peuvent compter que l'un sur l'autre ces temps-ci. Leur père est malade, leur mère le devient à force de devoir gérer la situation. Alors qu'ils sont hébergés encore une fois chez leur tante pendant un épisode de la maladie de leur père, leurs cousins leur révèlent qu'ils seront placés dans des familles d'accueil. DES familles, pas une. Commence alors une aventure plus que loufoque de kidnapping de grand-mère anglaise. 

La présente édition du roman est sortie pour accompagner celle de son adaptation cinématographique prochaine. Sachant cela, j'ai imaginé ma lecture comme si je visionnais le film et cela fonctionnait très bien. L'écriture permettait de très bien imaginer les scènes. 

J'ai aimé le côté complètement absurde de l'histoire. Les enfants n'en font qu'à leur tête, jusqu'à commettre des actes très graves et on dirait qu'il n'y a aucune conséquence. L'innocence de la jeunesse est tout à fait mise en avant. Le thème de la politique est aussi très présent. Les événements liés au FLQ et la violence les entourant sont abordés. L'innocence de l'enfant et la politique: un mélange de thématiques qui donne un résultat explosif!

Ce roman est court, mais poignant. Je vous le conseille! Il m'a donné très envie de voir le film lorsqu'il sortira. 

Je remercie grandement les Éditions Québec Amérique pour cette lecture!