mardi 22 août 2017

La cité des ténèbres, tome 6 (retour sur la série)

Cassandra Clare
Éditions PKJ
791 pages

«Les ténèbres s'abattent sur le Monde Obscur. Le chaos et la destruction se propagent à une vitesse terrifiante. Clary, Jace, Simon et leurs compagnons rassemblent leurs forces pour faire face au démon le plus puissant qu'ils aient jamais affronté : Sébastien, le frère de Clary. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. L'unique espoir de l'anéantir se trouve au coeur du Royaume des Démons. Mais, pour les Chasseurs d'Ombres, ce voyage exige de lourds sacrifices. La quête s'annonce plus difficile que jamais...»

Mon avis


9/10

Je me suis lancée dans La cité des ténèbres les yeux fermés après avoir vu l'adaptation en film il y a quelques années. 6 tomes plus tard, je peux dire que c'est une série que j'ai adorée!

Un des points les plus forts selon moi, ce sont les personnages. On s'y attache vraiment et on aime les découvrir peu à peu. C'est comme si c'était de véritables personnes, qu'on apprend à connaître. Après les premiers tomes, par exemple, je n'aimais pas du tout Simon, qui m'exaspérait au plus haut point. J'ai l'impression d'avoir appris à l'aimer comme j'aurais changé d'opinion sur une véritable connaissance après avoir passé plus de temps avec lui. Peu de séries m'ont donné cette impression avec les personnages. 

L'univers est aussi très riche. Dans les premiers tomes, c'est un peu lourd je trouve, car il y a beaucoup d'éléments, mais après c'est génial. Les vampires, les loups-garous, les elfes... J'ai aimé la mythologie développée par l'auteure. Je trouve aussi que l'histoire est bien dispersée au fil des tomes: il y a un fil conducteur, une quête commune à toute la série, mais qui se fait par étape. Quand on finit un tome, on conclue une partie de l'histoire et on n'a pas l'impression d'avoir lu un tome de transition comme il arrive trop souvent. 

Le tome 6, le dernier de la série, était excellent! 791 pages, mais écrit gros et ça se lit tout seul. 

Si vous n'avez pas encore lu la série et que vous aimez le fantastique et le young-adult, foncez! De mon côté je prends une petite pause et je me lancerai prochainement dans les autres séries de l'auteure se déroulant dans le même univers.

mardi 8 août 2017

Bilan de juillet 2017




Très bonnes lectures




Bonnes lectures




L'été dernier à Syracuse

Delia Ephron
Éditions Michel Lafon
347 pages

«Michael et Lizzie, deux New-Yorkais respectivement écrivain et journaliste, partent pour une semaine en Italie avec Finn et sa femme Taylor accompagnés de Snow, leur fille de dix ans surprotégée et surangoissée. Lizzie l'a décidé, ils iront d'abord à Rome puis à Syracuse, sur la côte sicilienne.
Tout sépare les deux couples – milieu social, idées politiques et passions –, mais le décor idyllique fait de bons vins, de gelati et de ciel bleu devrait être celui de vacances paradisiaques. Pourtant, même loin de chez eux, les secrets du passé et les infidélités du présent refont surface. Lizzie et Finn, qui ont eu une histoire des années auparavant, flirtent à nouveau ; Michael, quant à lui, cherche le courage de dire à Lizzie qu'il veut la quitter afin de vivre au grand jour sa relation avec Kath, une jeune serveuse.
Dans un paysage inondé de soleil, les journées s'égrènent lentement. Entre désaccords et reproches, les deux couples sont mis à l'épreuve et, déjà fragilisés par le temps, se fissurent davantage. Dans une ambiance de plus en plus délétère, les mensonges sont mis au jour. Et la jeune Snow, plongée au cœur de ce quatuor dissonant, devient malgré elle le catalyseur d'un drame inévitable.»

Mon avis

7/10

Les drames contemporains, ce n'est pas tout à fait mon truc, mais j'ai tenté le coup avec L'été dernier à Syracuse. Cela n'a pas été une lecture que j'ai adorée, mais j'ai quand même relevé certains points que j'ai aimés et qui en ont fait une lecture addictive. 

D'abord, j'ai trouvé l'ambiance très réussie. C'est l'Italie, la chaleur, la plage... et c'est aussi une sensation oppressante de mensonge et de manipulation conjugale. J'ai beaucoup aimé ce mélange de légèreté et de lourdeur. Tout est caché, tout est recouvert et c'est intéressant pour le lecteur de pouvoir percer les mystères à travers des chapitres selon le point de vue de chaque personnage. 

Du côté des personnages, j'ai trouvé qu'ils servaient très bien l'histoire. Ils ne sont pas nécessairement attachants, mais c'est bien ainsi. Aucun d'eux n'est heureux et j'ai trouvé plaisant de découvrir le côté noir de chacun. Il y a un personnage qui sort énormément du lot: Snow, la fille de l'un des deux couples de l'histoire, qui a une douzaine d'année. Sa mère la couve et la traite comme fillette. Elle a une personnalité très étrange, psychopathe sur les bords. Une grande partie de mon intérêt pour ce livre a été ce personnage, qui est si difficile à cerner.

Pour conclure, c'était une lecture agréable avec une ambiance très prenante qui saura plaire si une histoire de mensonge et de manipulation vous tente. 

Je remercie grandement les éditions Michel Lafon Canada pour ce partenariat!


samedi 29 juillet 2017

Les enfants des dieux, tome 3: Rachetés

Jessica Therrien
Éditions Ada
334 pages

«Le chef du conseil, Christoph, a été tué par Elyse, et les Descendants ont commencé à se manifester, révélant leur secret au monde entier. Certains y voient l’accomplissement de la prophétie, mais celle-ci entraîne de lourdes conséquences. Elle n’a jamais été supposée se réaliser de façon aussi pacifique comme la plupart l’avaient espérée.

Les humains et les Descendants ont du mal à cohabiter dans un monde qui n’était pas prêt pour un tel changement. Les États-Unis sont divisés. Ceux qui soutiennent la race surnaturelle croient que les Descendants sont réellement les dieux qu'ils se prétendent être. Les autres les considèrent comme une menace.»


Mon avis


7/10

Les enfants des dieux, c'est une petite série bien sympathique et pas trop compliquée qui se lit très bien quand on veut quelque chose de plutôt léger, mais sans tomber dans du trop jeunesse. 

Dans ce tome 3, l'ambiance est un peu plus sombre. Les Descendants sont à un point tournant et doivent décider s'ils aident les humains à travers cette crise où s'ils se terrent. Elyse a fini par m'énervée avec son envie de sauver le monde à tout bout de champ. William est très effacé dans ce tome, ce qui est dommage. On ne retrouve pas le lien qu'ils avaient tous les deux dans les tomes précédents. 

J'ai aimé lire ce dernier tome, mais je trouve que comme dans plusieurs séries, on s'éloigne trop du pitch de départ du tome 1 qui accroche le lecteur. Je me foutais un peu de comment ça allait finir et je n'ai pas vraiment réussi à m'intéressée au dénouement de l'histoire. 

Bref, c'est une série qui se lit très facile, entre deux lectures plus soutenues, mais qui est loin d'être transcendante. J'avais mieux aimé les deux premiers tomes et le dernier n'a pas réussi à m'accrocher comme je l'aurais voulu. Je ne vous déconseille pas la série, cependant, si elle vous tente. 

samedi 15 juillet 2017

Lux, tome 4: Origine

Jennifer L. Armentrout
447 pages
Éditions J'ai lu

«L’expédition du Mont Weather s’est soldée par un échec et la disparition de Katy. Fou de rage et rongé par la culpabilité, Daemon est prêt à tout pour retrouver sa trace… quitte à mettre les siens en danger ou faire cavalier seul.
De son côté, Kat n’a qu’une préoccupation : survivre. Et entourée d’ennemis, elle ne pourra s’en sortir qu’en s’adaptant. Mais de l’autre côté de la barrière, les choses ne sont plus si simples : qui du Dédale, des humains, ou même des Luxens doit-elle craindre le plus ?
Bien qu’ensemble Katy et Daemon soient capables de soulever des montagnes, leur couple sera-t-il assez solide pour affronter la vérité ?»

Mon avis


8/10

Depuis le tome 1 que j'ai adoré, lire un titre de cette saga est devenu une lecture bonbon. Je me garde précieusement le tome 5... Si vous aimez la romance et le fantastique et que vous ne vous vous êtes pas encore plongés dans Lux, je vous dit: «Mais qu'attendez-vous?»

Ce tome 4 est assez différent des autres. Dans les trois premiers livres, Deamon, Kat et compagnie vont à l'école et vivent leur train train quotidien tout en intercalant quelques activités extraterrestres. Dans ce roman-ci, plus le temps pour les études, tout de même, on a d'autres chats à fouetter (ou d'autres ennemis à pulvériser tout en évitant de se faire pulvériser). J'ai bien aimé ce changement de décor. On commence à comprendre plus d'éléments de l'intrigue par rapport aux Luxens et à leurs ennemis.

J'ai adoré lire la relation amour-haine et Kat et Deamon dans les premiers tomes, mais ici, elle s'intensifie et devient ce qu'on voulait qu'elle soit dès le début. Les personnages restent cependant très fidèles à eux-mêmes, malgré tous les changements qui arrivent dans ce tome. On s'attache beaucoup à eux! 

L'écriture n'est pas la plus peaufinée qui soit, mais c'est un roman ado et ça fait très bien le travail. J'ai continuer à beaucoup aimé les remarques que se font Kat et Deamon.

Pour conclure, je reprends ma phrase d'intro: «Mais qu'attendez-vous?»

jeudi 13 juillet 2017

Le sang des dieux et des rois, tome 2: Empire de poussière

Eleanor Herman
Éditions Robert Laffont
Collection R
384 pages

«Magie sanguinaire, amours interdites et soif de vengeance : ni les dieux ni les rois ne sont à l'abri de la folie des hommes.
Sorti victorieux de sa première bataille, le prince Alexandre se fait violence pour devenir le chef dont son royaume a besoin. Héphestion, temporairement écarté du pouvoir et envoyé en Égypte avec Katerina, doit la protéger d'une terrible prophétie. Déterminé à faire une croix sur son premier amour, Jacob le guerrier s'est promis d'éradiquer la Magie de Sang et cherche l'aide de Cyané, qui croupit dans les geôles royales. La princesse persane Zofia, enfin, qui poursuit sa quête des Dévoreurs d'Âmes, devra d'abord démêler les noirs secrets de son séduisant mais funeste ravisseur...»

Mon avis


9/10

Avec son côté historique se mêlant à la magie, le premier tome avait grandement éveillé ma curiosité et je l'avais dévoré. Je me suis donc jeté aussi avidement sur le suivant, que j'ai également adoré.

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le développement du côté magique dans cette suite. Dans le premier tome, il y a peu de magie et c'est très flou. Ici, il y en a beaucoup plus et on commence à voir l'ampleur qu'elle peut prendre dans l'histoire. Sans nous lancer tout cela au visage, j'ai adoré comment l'auteur l'a intégré peu à peu. 

Un autre côté du livre que j'adore, mais qui pourrait être un aspect négatif pour d'autres lecteurs, est l'alternance des points de vue des personnages. On a un collage des différentes histoires de nombreux personnages, qui ne se connaissent pas tous, qui ne sont pas au même endroit et qui vivent des aventures complètement différentes. Plusieurs ont des liens entre eux, ce qui garde tout de même une grande cohérence dans l'histoire. Il y a beaucoup de personnages, mais je les trouve tous intéressants.

Si le premier tome en était plutôt un d'introduction, on entre ici vraiment dans l'histoire, dans les complots, dans la magie... Et on a très envie de se plonger tout de suite dans le troisième pour répondre aux questions en suspend... 

La Belgariade, tome 4 et 5 (et retour sur la série entière)


David Eddings
Tome 4: La tour des maléfices
Tome 5: La fin de la sortie de l'enchanteur

Résumé du tome 1:
« Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...»


Mon avis


9/10

Avec La Belgariade, j'ai découvert une série de fantasy que l'on peut qualifier de classique, mais qui n'en est pas réduite à ressembler à toutes les autres. J'ai lu dans les dernières semaines les tomes 4 et 5 pour terminer la saga. Le tome 4 n'est pas le meilleur à mon avis, mais j'ai beaucoup aimé la fin avec le cinquième. 

Le premier tome avait été une superbe lecture. Les personnages sont géniaux, originaux et ont du caractère. J'avais été charmé par la plume de l'auteur et particulièrement par la répartie et les mauvais coups de Silk, de loin mon personnage préféré! Dommage qu'il apparaissent moins dans le reste de la série.

Avec les tomes 2 et suivants, on en apprend plus sur la quête de Garion, qui est élu pour combattre le mal et sauver tout le monde. C'est un schéma qu'on a vu et revu, mais ça ne m'a pas trop dérangée pour cette lecture, préférant le voir comme le côté plus classique de l'histoire. 

J'ai trouvé que l'histoire retombait avec les tomes 3 et 4. J'aurais de la difficulté à expliquer ce qui s'est déroulé dans ces tomes. Quoiqu'il en soit, cela a valu la peine, car le dernier livre (surtout la seconde moitié) est très bon. Dans ce dernier tome, j'ai moins aimé le début, car on parle presque uniquement de la mobilisation d'une armée, qui au fond, ne sert pas à grand chose, car on attend seulement que Garion en finisse avec le mal. Je quitte avec regret les personnages. Peut-être lirai-je La Mallorée, la seconde série dans cette univers.